l'Accès au archives toujours bloqué...

Publié le par Facts Only Agency

Plus d'une trentaine de "secrets d'Etat" américains déclassifiés ont pu être exposés au grand jour à la Kunsthaus de Bregenz, un centre d'art contemporain autrichien.

Les documents, déclassifiés, portent sur la situation au Moyen-Orient, la guerre au terrorisme, les conséquences des attentats du 11 septembre 2001, mais aussi sur les questions de renseignement et de contre-espionnage, de transparence et de secret-défense, tout particulièrement en regard de ce qui se trame en Irak. Le Freedom of Information Act (FOIA) permet en effet à tout Américain de demander à consulter des documents administratifs, mais donne aux autorités la possibilité de masquer les passages considérés comme encore trop sensibles pour être rendus publics.

Des statiqtiques qui datent déja un peu attestent que plus de 2,4 millions de demandes basées sur le FOIA ont été faites aux autorités en 2002, ce qui aurait coûté la bagatelle de 300 millions de dollars, soit près d'un dollar par habitant. Une peccadille au regard des bénéfices en termes de démocratie, ne serait-ce parce que plus de 4 000 articles de presse ont ainsi été rendus possibles, et que de nombreuses ONG ont pu, de même, dénoncer nombre de scandales.

La National Security Archive, un institut de recherche créé par des journalistes et universitaires en 1985 afin de recenser les documents obtenus grâce au FOIA, et grâce auquel l'exposition Holzer a lieu,  publie tous es ans un best of et rien que celui de 2003 pourtant déja assez ancien vaut son pesant de révélations historiques : des preuves de l'intérêt, dès 2001, des services de Dick Cheney quant aux possibles investissements américains dans le pétrole irakien, de l'implication d'Henry Kissinger et des Etats-Unis dans la disparition et la mort de 30 000 personnes en Argentine entre 1975 et 1983, de la protection accordée aux militaires américains accusés de viol en Irak, du financement d'opposants au président vénézuélien Chavez par les autorités américaines, de ventes d'armes à la Libye couvertes par la CIA, et autres scandales nucléaires, chimiques et environnementaux.

En France, rien de tel. Près de deux cents journalistes, éditeurs et hommes politiques ont ainsi signé il y a 3 ans un appel "pour un accès plus libre à l'information", et plus de déclassification, à l'instar de ce que permet le FOIA aux Etats Unis. Depuis  cette date rien ou presque n'a été fait pour faciliter l'accès aux archive pour les historiens et les journalistes qui voudraient travailler sur  certaines affaires récentes dont les protagonistes sont souvent en vie. Ce qui ne nous empèche pas de doner des leçonx au pays de l'est dont les efforts pour faire la lumières  sur  les fichers de leurs police politiques du temps du communisme sont pourtant fort louables.

Source : Le Monde, archives 2004
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Publié dans MERDE IN FRANCE

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