Quand les animaux deviennent des citadins.

Publié le par Facts Only Agency

Les travaux de nombreux biologistes tendent à le démontrer en Allemagne : La ville est devenue la destination d’une vague d’immigration qui se déplace sur terre, dans l’eau et par les airs. Sangliers, ratons laveurs et martres ne représentent qu’une partie d’une gigantesque invasion qui est en train de s’étendre. La nature ne veut plus rester à la campagne et a décidé de partir à la conquête de l’espace urbain. Les espaces boisés des grandes villes allemandes dépassent parfois en diversité les forêts les plus riches.

Ainsi c’est Berlin qui abrite la plus forte population de rossignols d’Allemagne alors que certaines parties de Munich comptent presque autant d’espèces de papillons que les meilleures réserves naturelles. Les oiseaux couvent au milieu du rugissement des avions, ou s’installent dans le vacarme des ponts de chemin de fer et des colonnes de camions. Certaines plantes rares fleurissent entre les fissures du macadam, les renards flânent tranquillement dans les centres-villes. Les divers avantages qui poussent la nature à se développer en ville sont l’abondance de nourriture, l’absence de prédateurs et surtout la température élevée – si bien que le milieu urbain pourrait bien servir de modèle pour le réchauffement climatique. Ce sont les espèces avides de chaleur qui s’y multiplient, y compris des espèces exotiques comme les perruches à collier, qui vivent actuellement à Wiesbaden ou à Cologne.
sentir-palpiter.jpg

La ville était tellement perçue traditionnellement comme une parfaite antithèse de la nature qu’il a fallu un bon moment avant que les biologistes découvrent et étudient la faune et la flore du milieu citadin. Cependant, le ­livre Stadtnatur -Eine neue Heimat für ­Tiere und Pflanzen (La nature en ville : un nouvel habitat pour les animaux et les végétaux), du biologiste munichois Reichholf, révise aussi l’idée que l’on se fait de la campagne. La faune et la flore ne se contentent pas de s’installer en ville, elles fuient des campagnes appauvries, que l’agriculture industrielle et son cortège de pesticides, de surfertilisation, de monocultures et de pollution des nappes phréatiques rendent de plus en plus inhabitable. Ainsi, ce serait à la campagne que se trouve la véritable tristesse d’un monde administré et antinaturel.

Il convient toutefois au lecteur français de garder à l’esprit que les villes allemandes sont en général bien moins concentrées et réservent de vastes espaces au forêts, parcs, zoos et autres milieux favorables à la faune et à la flore jusque dans les centres de villes.

Source: Frankfurter Allgemeine Zeitung d’après de Courrier International.

Publicité

Publié dans ECO CHAOS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
<br /> Blog(fermaton.over-blog.com),N0-16. -THÉORÈME DE KONDRATIEFF -LA CRISE FINIE ?<br />
Répondre
F
<br /> <br /> merci pour ton article et merci pour ces infos :)<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> Merci.<br /> <br /> <br /> <br />