L'honneur retrouvé du Tour de France
Tous les journaux d'Europe titrent ces jours-ci sur le péril mortel que court le tour de France à cause des scandales de dopages successifs dont le tout 2007 a été le théâtre alors qu'on pensait avoir tout vu avec l'affaire Puerto d'il y a quelques mois.
Rasmussen à été si peu discret sur son dopage, ses performances ont été si louches que son employeur à trouvé une excuse bidon de mensonge pour l'expulser du tour alors qu'il avait partie gagnée. C'est pas très beau, c'est vrai. C'est la conséquence de la déchéance du titre de vainqueur de Floyd Landis l'an dernier qui avait gagné dans des conditions tout aussi louche. Déchéance qui est elle même la conséquence de le fin de règne bâclée de Lance Armstrong dont on a "trouvé" le preuves du dopages juste après sa retraite du circuit professionnel et sa dernière victoire sur le tour.
Mais c'est tout de même HALLUCINANT que personne ne considère au contraire qu'en prenant le taureau du dopage par les cornes, en agissant de manière volontariste après tant d'années de laxisme, le cyclisme d'honore et le tour de France retrouve toute sa probité. Non ce n'est pas la mort du cyclisme que nous vivons comme le dit unanimement la presse française, italienne, espagnole et allemande, c'est à une renaissance que nous assistons.
Il y a eu sur ce tour plus de 250 contrôles sanguins contre 0, oui zéros à la dernière coupe du monde de football en Allemagne alors que les enjeux y sont bien plus colossaux et les efforts à fournir pour les sportifs tout aussi considérables au terme de saisons marathon. Ce qui est scandaleux, ce n'est pas qu'enfin le cyclisme s'honore en chassant les tricheurs, c'est qu'on entendre rien sur le rugby, c'est que tout les monde respecte un silence gêné, quand Juninho, la star de l'Olympique Lyonnais parle de l'existence du dopage dans le football. C'est que les fédérations ne se donnent pas les moyens de dépister els produits dans des circuits pourtant professionnalisés ou la cash coule à flow. C'est que l'ordre des médecins ne se penche pas sérieusement sur la question. C'est que les services sanitaires ne produisent pas de statistiques sur l'espérance de vies de ces sportifs professionnels, statistiques qui pourraient en calmer plus d'un et faire prendre conscience aux autorités de santé publiques qu'on fait de ces gens de cobayes au péril de leur vie. Qu’ils ne sont pas vraiment encadrés médicalement à cause de ce jeu de chat et de la souris entre dopeurs et labos de dépistage.
Tout cela est honteux et plane sur la majorité des sports de haut niveau mais évidemment, lorsqu’on n’en parle pas, il n'y a pas de problèmes. La télévision allemande l'a bien compris qui cesse de retransmettre le Tour de France parce qu'un coureur allemand a été convaincu de dopage. Vous imaginez? Cesser de retransmettre une épreuve qui pour une fois et au contraire de bien d'autres, s'attaque vraiment aux tricheurs avec ses armes et sa bonne volonté après des années d'immobilisme? Pourquoi les journalistes Allemands n'ont il posée aucune question sur les performances gonflées à bloc du très chargé Yan Ulrich? Pourquoi la presse Italienne n'a pas déclaré que le cyclisme mourrait à l'époque ou Pantani grimpait des cols à la vitesse d'une mobylette avant de crever d'overdose? Pourquoi la presse espagnole n'a-t-elle pas fais preuve de ses doutes quand à la domination sans partage de Miguel Indurain?
La lutte contre les méthodes de dopages sera encore longue mais peu à peu on constate que les laboratoires de dépistages rattrapent leur retard sur les dopeurs en blouse blanche maculé de sang de transfusion et on ne peut qu'en être heureux. Peut-être même faut-il contre ce risque sanitaire assouplir la législation afin de faciliter son application, je n'en sais rien mais l'attitude de la grande majorité des médias sur ce qui se passe en ce moment sur le tour n'est pas défendable. Avec le recul des années, je vous fiche mon billet qu’ils diront la même chose que nous et qu’ils passeront sous silences les gros titres tapageurs qu'ils ont osé ces derniers jours.