Nouveaux fascismes en Suisse et ailleurs

Publié le par Roquettesyntaxe

Il y a comme un parfum d'années 30 dans les vieux pays développés avec son lot de dérives nationalistes et totalitaires, ses recherche de boucs émissaires et ses bruits de bottes qui précèdent les conflits majeurs. Et quand un cycle de repli et de haine est amorcé, tous les pays sont concernées même ceux qui sont à priori les plus prospère et les mieux éduqués comme la Suisse par exemple.

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Cette affiche qui se passe de commantaire est celle du parti qui est au pouvoir (quoique le pouvoir soit bien mieux contrôlé et les institutions bien mieux équilibrées qu'en France) et donne l'illustration de cette pulsion de repli qui travaille pas mal de pays. Il s'appelle l'UDC, Union de Démocrates du Centre mais comme son nom ne l'indique pas, il est plutôt situé à l'extrême droite de l'échiquier politique. Son chef est aussi emblématique de la nouvelle génération de dirigeants qui va façonner le 21ème siècle : Christophe Blocher est miliardaire, libéral au niveau économique uniquement et foncièrement réactionnaire, nationaliste et xénophobe.

Voici un petit florilège des affiches de l'UDC qui n'en est pas à son premier coup d'essai avec son mouton noir.

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Tout cela alors que la Suisse a une longue tradition de tolérance, qu'elle n'a pas connu un seul conflit sur son territoire depuis plus de 200 ans (depuis l'agression des troupes de la révolution française) que son système politique est stable depuis 700 ans, que son taux de chômage reste bas et son niveau de vie parmi les plus élevés d'Europe, qu'elle ne craint aucun danger terroriste car l'argent du monde entier dort dans ses coffres, qu'il y a des abris anti atomiques pour loger toute la population, que cette même population décroitrait sans l'apport d'étrangers que les contitions d'entrée son déja assez complexes etc...

Quelques résonnances du passé qui annoncent un XXIèe siècle autoritariste :

Rappelons - juste comme ça, pour mémoire - qu'au début des années 30 l'Allemagne était sans doute le pays le plus avancé du monde en dépit de ses difficultés liées aux suites de la grande guerre. Elle raflait par exemple (le mot est un peu maladroit) à elle seule plus du tiers des prix nobels, en bonne partie grâce à son élite scientifique d'origine Juive.

En remontant plus loin on pourrait aussi se souvenir que la France d'avant la révolution française était le pays le plus avancé au monde, une super -puissance inégalable en dépit de l'état catastrophiques des comptes royaux et de la montée en puissance inexorable de l'Angleterre. Sa population pauvre était mieux nourrie que partout ailleurs avec un taux de propriété record en Europe. Son élite et sa langue rayonnaient de par le monde. Son armée de terre était la plus nombreuse, la mieux équipée et la mieux organisée du continent et sas doute du monde(Sur mer c'était pas le cas du tout par contre). Alors certes, la révolution n'a pas été l'horrible expérience fasciste allemande des années 30 mais tout cela pour dire que les évènement cataclysmiques et les dérives les plus graves et spectaculaires arrivent aussi dans les pays les plus avancés, stables et puissants pour peu qu'un contexte de difficulté insolubles et une impression de déclin s'installe.

Le problème est d'autant plus préoccupant que le pays est puissant. La Suisse est un exemple parmi d'autres, mais la France d'aujourd'hui est tout aussi menacée avec la personnalisation et la présidentialisation du régime, un déclin tendanciel dont tout le monde à plus ou moins conscience, le noeud coulant de la dette qui risque de mener l'état à la banqueroute et les pulsions xénophobes qui montrent avant tout qu'on ne veut pas regarder nos propres faillites en face.

C'est évidemment aussi le cas des Etats-Unis (mais si je m'embarque là dedans j'écris un livre), la première puissance mondiale, qui n'a jamais été objectivement aussi puissante et qui est pourtant menacée par les limite de son propre modèle. Comme c'est le cas de l'Italie qui a toujours eu une longueur d'avance dans l'expression des grands processus historiques, du phénomène Urbain à la culture moderne en passant par son impasse fasciste.

Il se dessine décidément un nouveau mode de gouvernement pour qui l'ouverture économique n'est pas incompatible avec le pouvoir totalitaire et les politiques nationalistes et beliqueuses. On voit que les pays les plus avancés sont tenté d'adapter le système à cette tendance lourde de ce siècle d'incertitudes fondamentales et donc de repli qui s'annonce mais on le voit plus clairement encore dans des empires qui du fait de leur taille immense ont toujours eu l'habitude d'avoir un pouvoir autocratiques ou oligarchique fort et qui parviennent poutant à bien profiter de l'ouverture croissante des échanges et assurer un décollage économique qui semble solide. Ainsi la Russie de Poutine, la Chine depuis Deng Ziaopeng, l'Iran de la révolution Islamique.

Seul l'Inde dont le fonctionnement démocratique tiens du miracle compte tenu de la diversité du pays viens contredire cette idée bien dans l'air du temps qu'il faudrait un pouvoir autoritaire, un tantinet totalitaire et concentré entre les mains de quelques-uns pour s'en sortir dans le monde à venir.



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Publié dans ACTU GLOBALE

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