Les régimes spéciaux des élus ne sont pas prèt d'être remis en cause

Publié le par Roquettesyntaxe

Le France est un vieux pays de corporations. A l'heure ou il est question de remettre plus ou moins en cause des régimes spéciaux réputés privilégiés, le sympatique site Ipol a réussis un joli coup en diffusant cete vidéo qui met en lumière la situation enviable d'une catégorie de personnes qui non seulement bénéficie de divers régimes spéciaux de retraites très avantageux mais encore peut cumuler ces généreuses prébendes pour permettre à ses membres de finir leurs jours à l'abri du besoin. Cette catégorie de personnes ce sont bien sûr les hommes politiques...


Ces avantages exhorbitants font quelque peu désordre au moment ou le gouvernement demande au pays de se serrer la ceinture et le régime spécial de retraites des députés à fait l'objet d'une réunion de groupe parlementaire UMP le 16 octobre dernier juste avant les grèves des transports qui ont commencé le 18.

Selon le Canard Enchaîné, les débats s'entendent mollement sur le fait que la questure étudiera une modification de ce régime sans trop remettre en cause les avantages sociaux acquis par cette catégorie laborieuse de la nation.

C'est alors u'un jeune député, Benoist Apparu (38 ans élu de la Marne) propose d'aligner le régime des député sur le régime général, tout simplement pour montrer l'exemple. Un "ferme ta gueule" émerge alors des remous qui suivent cette déclaration. Pour faire entendre raison à ce fou, Claude Goasguen ergote en rappelant que ce n'est pas officiellement un régime de retraite mais d'une indemnité compensatoire de perte d'emploi. Une indemnité qui est tout de même versée à vie et qui sanctionne une fin de mandat, ce qui n'est pas vraiment pareil qu'un licenciement inattendu. Fillon, premier ministre à ce qu'il parait bredouille une déclaration évasive en faisant mine de défendre la fougue romantique du minot mais en se gardant bien de trancher. Enfin Jean-François Copé, le président du groupe verrouille le débat en mettant en garde les députés - et tout particulièrement Apparu - ceux qui seraient tenté de se faire "un coup de pub" avec cette revendication forcément populaire.

Ce qui est une très belle manière de reformuler le "Ferme ta gueule" qui avait surgit en guise de première réaction et de verrouiller l'affaire. Comment est financée cette retraite? Par la Caisse de pensions des députés qui, outre la cotisation des élus, est abondée par l'Etat via une subvention inscrite chaque année au budget de l’Assemblée nationale. En 2002, sur les 58 millions d'euros versés par le service des pensions, 7 millions seulement étaient financés par les cotisations. C'est donc le contribuable qui régale pour le reste ! Au moins les déuptés évoquent-t-ils le sujet, ce qui n'est pas du tout le cas des Sénateurs si utiles à notre estimable république.

Le plus avantageux des régimes spéciaux de retraites n'est pas près d'être remis en cause... Ce débat à au moins l'avantage de nous rappeler au moins une période de notre histoire (même si ce n'est pas la seule), les décénnies pré-révolutionnaires pendant lesquelles tous les observateurs éclairés reconnaissaient la force de blocage que constituaient les multiples privilèges, prébendes et corporation pour le pays mais ont été incapables d'y remédier jusqu'à la nuit du 4 août 1789.

« Il est bien clair que toutes ces maîtrises et toutes ces jurandes [mot désignant les corporations sous l'ancien régime] n'ont été inventées que pour tirer de l'argent des pauvres ouvriers, pour enrichir des traitants, et pour écraser la nation »
Voltaire, Lettres Vaines, 1776.

Source: Le Canard Enchaîné du 24 octrobre / Ipol.fr

 

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Publié dans MERDE IN FRANCE

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