Sarkozy s'humilie devant une institution des médias américain

Publié le par Roquettesyntaxe

On avait déjà vu Sarko se couvrir de ridicule au G8 lors de sa première grande sortie internationale suite à un entretien avec Vladimir Poutine, voici que Sarko s’est permis d’interrompre une interview à l’Elysée avec la plus mythique des émissions américaine, « 60 minutes » sur CBS à la première question un peu gênante après avoir insulté publiquement à l’antenne son propre porte parole David Martinon qui devrait de lui-même démissionner de son poste si il avait un once de fierté. Une fois de plus le comportement de ses dirigeants politique devant la presse donne de la France l’image d’une république bananière ou le chef peut se soustraire à toutes els questions qui gênent et traiter la presse comme si elle était un organe de propagande aux ordres.

Mais voici le premier quart d’heure de l’émission qui a battu des records d’audience aux Etats-Unis la semaine dernière avec 2 millions de téléspectateurs en plus par rapport à une normale déjà très élevée. Un vrai revers de politique étrangère en direct live…

 


Réaction nationalistes

Il est facile, comme l’a fait une grande partie des médias français de prendre à parti les codes visuels de ces shows à l’américaine pour stigmatiser une presse de caniveau, anti-française  peu respectueuse de la vie privée et guidée par la recherche du scoop à tout prix. Cette réaction même est un indice de l’état dans lequel se trouvent les grands médias au niveau de leur recul critique.

Une vraie presse de caniveau comme par exemple le « New York Times » aurait au contraire souligné sournoisement l’état d’agitation quasi névrotique de Nicolas Sarkozy et ses tendances colériques à fleurs de peu comme le grand quotidien New-Yorkais ne s’est pas gêné pour le faire le mois dernier. Une vraie émission de TV bien trash aurait souligné en plus de tout cela que Nicolas Sarkozy tripote beaucoup son nez qui semble souvent être sujet à des épanchements,  juste comme ça comprenne qui pourra.

60 minutes, une institution aux states

Rien de cela ici. cette interview a été réalisée par Lesley Stahl, présentatrice de l’émission mythique « 60 minutes » sur CBS. 60 minutes n’a d’ailleurs pas d’équivalent de cette émission en France (et surtout par la copie de M6 intitulée 66 minutes) et notre président risque de s’en apercevoir bientôt au niveau de sa cote de popularité aux Etats-Unis.  

C’est qu’on n’entre pas à 60 minutes comme Etienne Mougeotte au Figaro Magazine.  Quand on y est c’est qu’on est déjà parmi les meilleurs briscards du journalisme et qu’on est assez fou pour ne faire que cela dans sa vie.

Lesley Stahl a fait toute sa carrière à CBS, le grand network d’information le plus crédible du pays. Elle a enquêté sur le Watergate en 1972 et sur tous les plus grands évènements mondiaux et américains des 35 dernières années dont les fameux sommets soviéto-américains (pendant lesquels le monde entier s’arrêtait de respirer pour ceux qui n’auraient pas connu la guerre froide). Elle a été la correspondante attitrée de CBS à la Maison Blanche du temps de Jimmy Carter, Ronald Reagan et George Bush père. Elle a ensuite animé une des plus célèbres émissions de débats des golden 90’s américaine, « Face The Nation » avec des invités aussi insignifiants à coté de Sarko que Boris Eltsine, Margaret Thatcher ou Yasser Arafat.  

Les récompenses accumulées par Lesley Stahl pour son travail sont innombrables mais son enquête la plus célèbre pour 60 minutes portait sur le régime de sanction imposé à l’Irak par l’ONU entre les 2 guerres du Golfe. Elle avait à l’époque posé cette terrible question à Madeleine Allbright (la Condi Rice de Bill Clinton si on simplifie un petit peu) « est-ce que vous savez que les sanctions que vous avez imposé à l’Irak ont tué plus de civils que la bombe d’Hiroshima ? » à laquelle Madeleine Allbright à opposé une réponse encore plus terrible du genre « c’est le prix à payer » avant de s’en excuser des années après.

60 minutes existe depuis presque 40 ans. L’un de ses créateurs l’a animée de 1968 à 2006 ne lâchant la barre qu’à 88 ans ! Seule Lesley Stahl avait alors la carrure pour lui succéder…

Autant dire que des petits branleurs qui gouvernent quelques vieilles provinces de l’empire, Lesley Stahl en a vu d’autres et que si piège médiatique il y a eu, Sarko a foncé tellement à fond dedans qu’il a du la sidérer.

 « Sarko l’américain » qui a fait du renforcement des alliances avec les Etats-Unis le pivot de la politique étrangère de la France devrait le savoir : aux Etats-Unis les hommes publics sont vraiment publics, les journalistes posent des vraies questions sur tous les sujets et on ne quitte pas à la première question outrecuidante.  Et dire que la France s’est fâchée avec tant de monde pour voler dans les bras d’un gouvernement américain discrédité, si c’est pour que derrière on soit ridiculisé par notre président-monarque.


Sources: CBS.com / France Culture: chroniques de Marc Kravetz / Le Canard Enchaîné.


Epilogue:

Décidément en très grande forme, notre président dont il est bien entendu exclu de douter de l'équilibre émotionnel et affectif s'est emporté la semain suivante contre un pêcheur breton qui l'aurait insulté avec un tact et un verve qui rappellent la dernière racaille venue (ah que les mots sont parfois cruels):


Rappelons qu'en pleine campagne présidentielle Nicolas Sarkozy avait tenu des propos tout à fait insultants vis à vis des sauveteurs en mers bretons.

Et si vous en voulez plus, vous pouvez aller voir ici
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Publié dans MERDE IN FRANCE

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B
Disons enfin, sans porter de jugement positif ou négatif sur le discours de Sarko devant le congrès américain aujourd'hui (car je ne l'ai pas encore vu dans son intégralité), que l'image de la France et de son Président ne semble pas avoir réellement souffert de cet épisode
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F
Eh ben c'est tant mieux...
B
Pour le qui pro quo pas de problème, cela peut arriver à tout le monde.Bon sinon, lorsque l'on parle d'institution médiatique, fusse-t-elle télévisuelle, ne serait-on pas en droit d'exiger d'elle qu'elle évite ces ecueils si répandues que sont les simplifications/déformations ?Bref !Bon, pour en finir, disons tout de même que comme la journaliste l'a d'aileurs rappelé, la question avait déjà été posée (à de maintes reprises) ce jour-là et les précédents au porte parole, avec toujours la me^me réponse "pas de commentaire", réponse qu'a lui meêm donné Sarko avant qu'elle ne revienne à la charge...
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B
Il ne s'agit pas de simplifications mais de contre vérités :je cite bboy: "2)Les anciens presidents ne se melangeaient pas a la foule: Mmmm, peut etre que je me trompe mais j'ai encore bien en tete les images d'un ceratin Mr Chirac qui passait pas mal de temps a serrer des paluches [il était même très connu pour cela]3) On empeche les gens de bosser + de 35 heures et on ne peut pas faire d'heures sup en france:mmmm, on ne peut pas dire que cette info soit difficile a verifier."Après je ne remets pas en cause le programme, mais juste quelques imprécisions et le mot est faible de CET extrait.Qu'est ce qui vous amène à croire que je semble "considérer que c'est l'honneur de la France que de faire comprendre aux américain que nous sommes différents quitte à aller au clash" ??Premièrement j'ai entendu du dire, mais je n'ai pas vu l'émission dans son intégralité, donc je ne l'affirme pas, que sarko est revenu finir l'interview après coup. De plus, je ne vois pas l'intérêt qy'il reste plus longtemps à répéter qu'il ne fera pas de comm.Vous n'avez pas répondu à ma dernière question : les journalistes sont-ils en droit, de lui demander un compte rendu heure par heure de son divorce ? Est-ce vraiement du journalisme ?
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R
Nous sommes d'accord au fond sur la nature de l'extrait au delà des mots employés:  une simplification abusive comme c'est le cas dans le reportage est en quelque sorte une contre vérité et c'est effectivement plus qu'une imprécision comme vous le dites. Il s'en dit simplement partout et à tout propos à la télévision, c'est le format même de ce média qui doit en être la cause.Désolé également du procè d'intention que j'ai semblé vous intenter. J'ai reçu pas mal de commentaires sur un site d'agrégation de contenu qui allaient également dans le même sens et l'impression générale qui en ressortait était que nous tirons globalement beaucoup de fièreté à faire valoir notre "différence" vis a vis des américain quitte à ne pas toujours être exemplaire nous même. Je vous ai mis dans ce sac là avec d'autres et pardonnez moi si le coté "impression globale" n'est pas ressorti dans mon commentaire. On a tous nos nuances dans les points de vue.Sur les dernières questions posées: évidemment formulé comme ça on la réponse est évidente. Sauf que cette question a été posée avant l'annonce officielle. Ce n'est donc pas un compte rendu heure par heure qui était demandé mais juste une confirmation, un oui ou un non. Que l'on considère celà comme du journalisme ou pas n'entre pas dans mes considérations tant ce mot et ce métier sont galvaudés (ça n'en est évidemment pas mais alors il n'y en a quasiment pas dans les mass médias), comme je l'ai dit cette question était un piège grossier qui fait partie de l'exercice du journalisme aux Etats Unis et auquel Nicolas Sarkozy à réagis comme un enfant capricieux.
B
Plusieurs choses si vous me le permettez :Vous commencez par présenter 60' comme une institution mais regardez les approximation soulevées par bboy, regardez ce haut travail journalistique dans la séquence que vous nous proosez qui n'est qu'une resucée d'images d'archives.Où est le revers de "politique étrangère" ? Il s'agirait tout au plus d'un revers d'image, mais très nuancée par le propos une nouvelle fois de bboy. Ce n'est pas de la politique étrangère tout cela, ce n'est pas de la diplomatie.Et il ne s'agit pas d'une question gênante qui montre que nous sommes devenus une république bananière. Oui, Sarkozy a mêler vie publique et privée, est-on en droit, les journalistes sont-ils en droit, de lui demander un compte rendu heure par heure de son divorce ? Est-ce vraiement du journalisme ?
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R
Sur ces choses:- Les points de vues défendus par Bboys sont recevable mais je ne suis d'accord avec aucun d'entre eux par rapport au sujet de cette vidéo.- Le film de 60 minutes a un montage et des codes narratifs  très à l'américaine avec des simplifications qui sont du même ordre que celle des télévisions françaises  - instutitions ou pas - lorsqu'elles parlent de ce qui se passe à l'étranger. Qu'on le prenne mal ou pas en France ce programme est largement regardé et commenté. La question de sa qualité ne se pose pas pour ceux qui le regardent car il est très crédible aux Etats Unis. Sarkosy connait les codes américains de bonne conduite pour admirer éperdument ce pays et connait aussi ce mode d'interview, il est pourtant tombé dans le premier piège venu. - Revers d'image plutôt que de la diplomatie, je suis d'accord. Mais vous semblez considérer que c'est l'honneur de la France que de faire comprendre aux américain que nous sommes différents quitte à aller au clash. Ce serait cohérent dans le cadre d'une politique chiraquienne mais Sarkosy à fondé toute sa politique étrangère sur le rapprochement et l'amitié avec les Etats-Unis (au détriment de l'Allemagne notamment). Cette image n'est donc pas très cohérente avec sa politique mais l'incohérence de notre président n'est pas un scoop je vous l'accorde.- Ce n'est pas la question qui donne une image de république bananière, c'est la réponse de Sarkosy qui quitte le plateau après s'être comporté comme le dernier des rustres. Il insulte tout de même en direct 2 de ses collaborateurs dont le dévouement ne fait pourtant pas de doutes et accrédite l'idée d'une organisation bâclée.- Enfin il y aura des livres entier à écrire sur les notions de ve privée et de vie publique en France (j'ai suffisammant dit que celle en cours aux states était différente et que Sarko le sait pertinemment) et son application à géométrie variable par les hommes politiques. Cécilia Sarkozy a tout de même été mandatée officiellement pour des missions diplomatiques et fut auparavant la plus proche conseillère de Nicolas Sarkosy place Bauveau.
B
Mouais, je suis pas sur qu'on soit passe pour des rigolos, curieusement les reactions sur le site de CBS ont ete plutot en faveur de Sarko que de la journaliste. La presse americaine est une gigantestque poubelle qui ne fait pas de difference entre vie privee et vie publique ( cf les aventures de bill clinton et son cigare), et je ne suis pas sur que ce cas soit exemple de professionalisme journalistique. La petite Lesley Stahl bien qu'elle aie de nombreuses heures de vols s'est plante sur pas mal de sujets dans son reportage et aurait mieux fait de verifier ses sources:1) La politique francaise etait anti-Israel avant sarko: Mais bien sur c'est pour ca qu'on leur a donne acces a des bombes nucleaires.2)Les anciens presidents ne se melangeaient pas a la foule: Mmmm, peut etre que je me trompe mais j'ai encore bien en tete les images d'un ceratin Mr Chirac qui passait pas mal de temps a serrer des paluches.3) On empeche les gens de bosser + de 35 heures et on ne peut pas faire d'heures sup en france:mmmm, on ne peut pas dire que cette info soit difficile a verifier.Bref, les boulettes de la miss Stahl sont legions et on ne sait pas si elle avait recu des directives lui demandant de ne pas poser de questions sur la vie privee de Sarko. Elle lui en a pose une sur sa miss, et ca l'a mis en rogne...Pour moi la question n'est pas de savoir si notre presinain a eu raison mais qu'est-ce que ca peut foutre aux americains de savoir si il se tape toujours sa femme, il y a d'autres sujets plus importants a traiter sur les relations franco-americaines non? ( j'espere quand meme)
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R
Il y avait sans doute des choses bien plus intéressantes à demander à Sarkozy en effet. Reste que sa réaction face à une question hautement prévisible est totalement puérile et déplacée. A partir du moment ou Sarko à impliqué politiquement sa femme, leurs 2 personnes et les relations qui les lient sont en partie publiques. Et ce n'est pas parce que selon la conception anglo saxonne de la politique, la vie privée est exposée et assujetie dans la vie publique que toute la presse américaine n'est qu'une grande poubelle.