Les vétérans d'Irak parlent comme ceux du Vietnam: la guerre est perdue
Extrait d'une tribune parue dans le New York Times et signée par 6 sous officiers américains de la 82ème division aéroportée au sujet de la situation de l'armée romaine - euh pardon - américaine en Irak. Tout y est pour rappeler la déculottée prise au Vietnam, y compris le fait que ce soient les vétérans traumatisés qui libère la parole publique du consensus va-t-en-guerre qui a prévalu pendant 5 ans :
"Certes, nous sommes militairement supérieurs, mais chacun de nos succès est aussitôt contrebalancé par un échec. [...] Nous opérons dans un contexte déroutant, pris entre des ennemis déterminés et des alliés douteux, un contexte dans lequel les rapports de force sur le terrain demeurent extrêmement confus [...] La réalité du terrain exigerait des mesures que nous nous refusons toujours à employer: le recours généralisé à la force brutale"
Les Etats-Unis ne savent visiblement toujours pas mener une guerre asymétrique avec une armée conventionelle face à une guérilla sur un terrain dont ils n'ont pas un connaissance approfondie. La seule solution possible, celle du recours systématique à la barebarie n'est pas envisagé ce qui fait tout de même une différence avec d'autre régimes qui par le passé n'ont pas hésité sur les moyens dans un passé récent (l'Allemagne Nazie en Europe, la France en afrique noire etc...). Gageons les factions qui se tirent la bourre pour succéder à Saddam Hussein après le plus ou moins long intermède d'occupation occidentale saurant tirer les conséquences de cette situation, sans doute pour le pire...

Quant aux américains, qui commencent à comprendre de quelle farce ils ont été les dindons (cf. le 11 septembre), ils peuvent être certains qu'un conflit ouvert avec l'Iran serait perdu d'avance. Pire que le vietnam irakien, l'Iran serait ce que l'Afghanistan a été pour les soviétiques, un abcès de fixation.
Pour calmer les ardeur des faucon finissants de l'ère Bush, il faudra que tout le monde comprenne très vite (et aussi du coté des alliés Français) qu'une situation aussi intenable pourrait les faire basculer du coté de ce recours systématique à la force et menacer à ce point les fondement de la légitimité américaine de gendarme du monde et de l'économie dominatrice qui repose dessus qu'un scénario de passage à un régime non démocratique (très en vogue en ce moment), aujourd'hui quelque peu exagéré, deviendrait tout à fait probable. Reste à savoir dans cette hypothèse si nous auront droit à un Auguste (en plus sophistiquer pour cacher le fait qu'il accède au pouvoi), à un Napoléon (en plus mégalomaniaque) ou à quelque chose d'un genre nouveau...
"Certes, nous sommes militairement supérieurs, mais chacun de nos succès est aussitôt contrebalancé par un échec. [...] Nous opérons dans un contexte déroutant, pris entre des ennemis déterminés et des alliés douteux, un contexte dans lequel les rapports de force sur le terrain demeurent extrêmement confus [...] La réalité du terrain exigerait des mesures que nous nous refusons toujours à employer: le recours généralisé à la force brutale"
Les Etats-Unis ne savent visiblement toujours pas mener une guerre asymétrique avec une armée conventionelle face à une guérilla sur un terrain dont ils n'ont pas un connaissance approfondie. La seule solution possible, celle du recours systématique à la barebarie n'est pas envisagé ce qui fait tout de même une différence avec d'autre régimes qui par le passé n'ont pas hésité sur les moyens dans un passé récent (l'Allemagne Nazie en Europe, la France en afrique noire etc...). Gageons les factions qui se tirent la bourre pour succéder à Saddam Hussein après le plus ou moins long intermède d'occupation occidentale saurant tirer les conséquences de cette situation, sans doute pour le pire...

Quant aux américains, qui commencent à comprendre de quelle farce ils ont été les dindons (cf. le 11 septembre), ils peuvent être certains qu'un conflit ouvert avec l'Iran serait perdu d'avance. Pire que le vietnam irakien, l'Iran serait ce que l'Afghanistan a été pour les soviétiques, un abcès de fixation.
Pour calmer les ardeur des faucon finissants de l'ère Bush, il faudra que tout le monde comprenne très vite (et aussi du coté des alliés Français) qu'une situation aussi intenable pourrait les faire basculer du coté de ce recours systématique à la force et menacer à ce point les fondement de la légitimité américaine de gendarme du monde et de l'économie dominatrice qui repose dessus qu'un scénario de passage à un régime non démocratique (très en vogue en ce moment), aujourd'hui quelque peu exagéré, deviendrait tout à fait probable. Reste à savoir dans cette hypothèse si nous auront droit à un Auguste (en plus sophistiquer pour cacher le fait qu'il accède au pouvoi), à un Napoléon (en plus mégalomaniaque) ou à quelque chose d'un genre nouveau...
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