Contaminations au PCB : un phénomène général qui n'affole pas l'Etat
Les PCB vous connaissez ? Ce sont ces substances chimiques qui entraînent des dégâts neuronaux et dérèglent le système hormonal de l’homme comme du poisson et qui a justifié l’an dernier, l’interdiction de pêcher dans le Rhône qui était particulièrement touché du fait de la grande densité d’industrie chimique aux alentours de Lyon (12 fois la dose admise chez les poissons).
Poisson échoués au bord du RhôneCette interdiction a été levée partiellement en mai dernier alors même qu’une enquête du WWF montrait que les pêcheurs eux aussi étaient plombés au PCB (du moins ceux qui mangent leurs poissons) mais cette affaire à permis de révéler qu’il n’y a pas que dans le Rhône que les poissons devraient être interdit à la consommation. 360 cours d’eau seraient touchés selon l’association Robin des Bois.
L’immobilisme et la mollesse de pouvoirs publics ne date pas d’hier. Le premier avertissement du Conseil Supérieur de l’Hygiène Publique date de 1988 et depuis cette date, 9 avis et expertises officielles allant dans le même sens se sont succédés de la part d’organismes tels que l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments). A se demander pourquoi le contribuable finance ces coûteuses usines à experts si c’est pour se torcher avec les résultats de leurs enquêtes.
Mais il y a pire : l’étude Calypso, publiée fin 2006 et réalisée par l’INRA et l’AFSSA a permis de suivre pendant 3 ans 1000 adultes qui mangent des poissons et des produits de la mer plus de 2 fois par semaine.
Résultat : 60 % de ces gros consommateurs dépassaient la norme admise de PCB. Ce problème ne concerne donc pas que les poissons d’eau douce.